La place de la
femme en Islam
La femme constitue la moitié de la société. Ceci
est une vérité que la raison connaît et que la réalité confirme.
Lorsque nous revenons au Saint Coran, nous constatons qu’il dote la
femme d’une personnalité distinguée, fondée sur le respect de
soi, sur la dignité et sur la noblesse du caractère. Si le Prophète,
paix et bénédiction de Dieu sur lui, dit : "Les
femmes sont les sœurs germaines des hommes" c’est
qu’il déduit cela de la guidance du Saint Coran. De nombreux
versets nous font sentir en effet l’égalité au titre de
l’humanité dans les droits naturels entre l’homme et la femme.
Ainsi, le Coran parle-t-il d’elle dans des termes signifiant son
partenariat avec l’homme et la responsabilité qui leur incombe
conjointement.
Par exemple, le Coran dit dans l’histoire
d’Adam, le père des humains : "Et
Nous dîmes : ‹Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse,
et nourrissez-vous-en de partout à votre guise ; mais
n’approchez pas de l’arbre que voici : sinon vous seriez du
nombre des injustes›."
Sourate 2
intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 35.
Le Coran dit également au sujet des femmes et des
hommes : "Quant à elles, elles ont
des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la
bienséance. Mais les hommes ont un degré sur elles."
Sourate
2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 228.
Le degré en question ici est celui de la
responsabilité de la famille et des soins qui lui sont dûs.
Le Coran dit encore : "Aux
hommes revient une part de ce qu’ont laissé les père et mère
ainsi que les proches ; et aux femmes une part de ce qu’ont
laissé les père et mère ainsi que les proches"
Sourate 4
intitulée les Femmes, An-Nisâ’, verset 7.
Il dit aussi : "Leur
Seigneur les a alors exaucés : ‹En vérité, Je ne laisse pas
perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car
vous êtes les uns des autres."
Sourate 3
intitulée la Famille d’Amram, Âl `Imrân,
verset 195
Ou encore : "Les
Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes,
loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes,
donneurs et donneuses d’aumônes, jeûneurs et jeûneuses, gardiens
de leur chasteté et gardiennes, invocateurs de Dieu et invocatrices :
Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense."
Sourate 33
intitulée les Coalisés, Al-Ahzâb, verset
35.
On constate également que le Saint Coran - pour
nous faire sentir la personnalité de la femme et son identité qui
doit être protégée et préservée - appelle une des plus longues
sourates du Coran : "Les Femmes". Il y parle d’un
grand nombre d’affaires relatives aux femmes, affaires qui montrent
que la personnalité de la femme dans la société islamique est fondée
sur des bases de considération et de respect au regard de l’Islam.
Le Coran appelle une autre sourate "La Plaideuse" qu’il
commence en parlant de l’écoute accordée par Dieu, par-dessus sept
cieux, à une femme qui discutait avec le Prophète et conversait avec
lui. Il dit au début de cette sourate : "Dieu
a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de
son époux et se plaignait à Dieu. Et Dieu entendait votre
conversation, car Dieu est Audient et Clairvoyant."
Sourate 58
intitulée la Plaideuse, Al-Mujâdilah, verset 1.
Le Sage Coran nous parle également de la femme en
indiquant que sa personnalité s’élève vers le ciel lorsqu’elle
se pare d’un certain nombre de vertus religieuses et sociales. Il
s’adresse ainsi à certaines épouses du Prophète dans la sourate
66, l’Interdiction, leur disant : "S’il
(Muhammad) divorce d’avec vous, il se peut que son Seigneur
lui donne en échange des épouses meilleures que vous, musulmanes,
croyantes, obéissantes, repentantes, dévotes et jeûneuses",
Sourate 66
intitulée l’Interdiction, At-Tahrîm,
verset 5.
autrement dit, obéissant à Dieu, accomplissant
Ses droits, préservant ce qui doit être préservé au niveau de l’âme,
des biens et de l’honneur. De telles femmes se caractérisent par
l’honnêteté et la pureté, et sont des émigrées (de la Mecque
vers Médine) et des jeûneuses. Ces vertus sont en vérité les mères
de toutes les vertus.
Le Saint Coran nous présente par ailleurs de
fabuleux exemples des meilleures femmes de l’histoire de l’humanité.
Il nous parle ainsi de femmes exemplaires par la foi, l’endurance,
la pureté, l’attachement au lien robuste de Dieu. Elles ont ainsi bénéficié
au cours des siècles d’une histoire éternisée et d’une mémoire
glorieuse. Écoutons donc ce que dit Dieu le Très-Haut : "Et
Dieu a donné l’exemple, pour ceux qui croient, de la femme de
Pharaon, quand elle dit ‹Seigneur, construis-moi auprès de Toi une
maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de ses actes ;
et sauve-moi des gens injustes›. De même, Marie, la fille
d’Amram, qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes
alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de
son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués."
Sourate 66
intitulée l’Interdiction, At-Tahrîm,
versets 11 et 12.
Le Coran reprend à plusieurs reprises le discours
au sujet de la Pure et Vierge Marie, de l’honneur dont elle a été
pourvue, de sa pureté, de sa préservation d’elle-même. Il dit par
exemple à son sujet : "Son Seigneur
l’agréa alors d’un bon agrément, la fit croître de belle manière.
Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait
auprès d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle de la
nourriture. Il dit : ‹Ô Marie, d’où te vient cette
nourriture ?› - Elle dit : ‹Cela me vient de Dieu. Il
pourvoit certes de biens à qui Il veut sans compter›."
Sourate 3, la
Famille d’Amram, Âl `Imrân, verset 37.
Le Coran dit également : "Et
quand les Anges dirent : ‹Ô Marie, certes Dieu t’a élue,
t’a purifiée et t’a élue au-dessus des femmes des mondes. Ô
Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux
qui s’inclinent›."
Sourate 3
intitulée la Famille d’Amram, Âl `Imrân,
versets 42 et 43.
Le Coran nous parle aussi de la mère de Moïse
symbolisant l’instinct maternel dans ses significations les plus
profondes, pleine de crainte pour son nouveau-né, pleine de
sollicitude pour son fils unique chéri. Néanmoins, elle ne se
rebelle pas contre la décision de son Seigneur : "Et
quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n’aie pas
peur et ne t’attriste pas : Nous te le rendrons et ferons de
lui un Messager›."
Sourate 28
intitulée le Récit, Al-Qasas,
verset 7.
Après avoir jeté son fils dans le flot du
Nil, son unique préoccupation devient de penser à lui, de par la
nature de sa maternité et de sa tendresse. Cependant, elle s’en
remet à l’aide de Dieu qui renforce son cœur et le raffermit.
Ainsi, le Coran dit : "Et le cœur de
la mère de Moïse devint vide. Peu s’en fallut qu’elle ne divulguât
tout, si Nous n’avions pas renforcé son cœur pour qu’elle restât
du nombre des croyants."
Sourate 28
intitulée le Récit, Al-Qasas,
verset 10.
On comprend alors que parmi les caractéristiques
de la personnalité éminente chez la femme vertueuse : la foi en
Dieu, la confiance en Lui et l’endurance dans l’adversité.
Dans le Saint Coran, Dieu indique également que la
femme a pu, à certaines époques antérieures, atteindre de hauts et
prestigieux rangs. Ainsi nous parle-t-il de la Reine de Saba,
remarquable par son intelligence, sa vision profonde des choses, son
ouverture d’esprit qui l’amène à demander conseil. Le Coran dit
de cette femme, dans son épisode avec Salomon : "Elle
dit : ‹Ô notables ! Conseillez-moi sur cette affaire :
je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents pour me
conseiller›. Ils dirent : ‹Nous sommes détenteurs d’une
force et d’une puissance redoutable. Le commandement cependant
t’appartient. Vois donc ce que tu veux ordonner›."
Sourate 27
intitulée les Fourmis, An-Naml, versets 32 et 33.
Après que le Coran nous a raconté son
attitude face à Salomon, il nous apprend que la Reine de Saba a fini
par croire en Dieu, déclarant : "Je
me soumets avec Salomon à Dieu, Seigneur de l’univers".
Sourate 27
intitulée les Fourmis, An-Naml, verset 44.
La femme peut prouver, grâce à sa personnalité
noble, ses belles vertus et ses œuvres grandioses, qu’elle est la
moitié de la société que l’on ne peut en aucun cas mésestimer.
Dieu, Exalté soit-Il, est Le plus
Savant.